Archive for novembre, 2017

nov 15 2017

Charlie vs Plenel, balance ton porc

Il y a un climat de guerre civile qui s’installe

“Soumission” était rusé et finalement on y restait vivant, “simplement” converti, héhé.

Avec “Les événements” , c’est beaucoup plus hard :

Jean Rolin y imagine une guerre civile en France entre +ou- des identitaires, et +ou- des islamistes

“Un gouvernement réfugié dans la petite île de Noirmoutier, à l’extrême ouest du pays, des communes désertées par les habitants, des camps de réfugiés, des vigiles de la FINUF (Force d’interposition des Nations unies pour la France), composée principalement de Finlandais et de Ghanéens, …… Le pays des droits de l’homme semble, carrément, livré aux différentes factions qui se battent entre elles.”

Je n’accepte pas qu’on m’impose cette alternative.

http://www.lapresse.ca/arts/livres/entrevues/201502/27/01-4847985-jean-rolin-la-france-en-guerre-civile.php

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nov 14 2017

kits

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nov 14 2017

Depuis la prison du Néguev, 14 novembre 2017

Depuis la prison du Néguev, Salah Hamouri nous adresse ces quelques mots.

“J’ai ressenti une étrange sensation, lorsque, le 23 août, aux alentours de 4h30, si je me souviens bien, j’étais tiré de mon sommeil par des bruits sourds. Quelqu’un s’acharnait sur la porte de mon appartement et appuyait nerveusement sur la sonnette à répétition. Je me suis dit que je connaissais ce type de vandalisme mais dans les toutes premières secondes, je pensais qu’il s’agissait d’un rêve. Je vis dans un bâtiment de six étages, à Jérusalem-Est. Chaque étage est composé de deux appartements. Les soldats et leur commandant ne savaient exactement dans quel appartement je vivais, alors, ils ont frappé brutalement à chaque porte. J’ai alors eu une pensée pour mes voisins, tous réveillés en plein nuit par les soldats, terrorisant chaque famille, je pouvais entendre des enfants pleurer.

Les soldats n’ont pas cessé de frapper sur ma porte jusqu’à ce que je finisse par ouvrir, encore engourdit par le sommeil. Le premier soldat que j’ai vu portait une cagoule. Je ne pouvais voir que ses yeux remplis de haine. Il m’a alors hurlé dessus, me demandant ma carte d’identité. Après vérification, les soldats présents ont appelé du renfort, en criant qu’ils avaient trouvé la personne qu’ils cherchaient.  A la seconde où j’ai compris que la force occupante venait bien pour moi, mon cerveau m’a envoyé un ordre clair : « Une nouvelle bataille commence là pour toi, cet ennemi ne doit pas te vaincre une seule seconde ». Ils m’ont forcé à m’asseoir sur une chaise et trois soldats m’entouraient, leurs armes pointées sur moi. Pendant ce temps-là, leurs collègues ont fouillé tout l’appartement, bouleversant les meubles, les livres, les vêtements… Je les sentais fébriles, ils s’énervaient, ils ne trouvaient rien de ce qu’ils cherchaient dans cet appartement. Le commandant a fini par donner l’ordre de repli. Ils m’ont alors ordonné de m’habiller pour partir avec eux. En marchant vers la porte d’entrée de mon appartement, avant d’en sortir pour une durée qui m’était inconnue, je fixais la photo de mon fils accrochée au mur. Dans son regard, j’ai puisé de la force pour affronter les durs moments qui m’attendaient. Je l’imaginais me dire « Papa, sois fort, on sera vite réunis tous les trois ». Je lui promettais alors de rester fort et de ne jamais donner l’occasion à cette occupation de nous confisquer notre humanité et de détruire notre vie comme elle s’acharne à le faire. Ils me bandèrent ensuite les yeux et me conduisaient dans une voiture blindée. La marche vers ce nouveau destin commençait. Une marche pénible vers un monde que je ne connais que trop bien. Un monde dans lequel nous devons rester forts, humains et garder notre sourire en toute circonstance. Une nouvelle fois, je suis conduit dans ce véhicule blindé vers l’endroit le plus sombre et le plus misérable pour un être humain : une prison de l’occupant.

En arrivant dans la prison du Neguev, après deux semaines passées dans le centre d’interrogatoire,  tout me semblait tristement familier. Je suis rentré dans la section 24, j’ai vite reconnu les visages que j’avais quittés il y a quelques années. Je n’ai pas su quoi leur dire, j’étais soudainement impressionné de les retrouver ici. Parmi eux, certains sont derrière les barreaux depuis plus de quinze ans. Ils me questionnaient et je ne savais pas quoi leur répondre. « Qu’est ce qui est arrivé, pourquoi es-tu là ? ». Je n’avais pas les réponses à leurs questions. Pas plus que je n’arrivais à leur parler de l’extérieur, eux, qui sont là depuis tant d’années. Que faisons-nous pour eux, pendant qu’ils paient le prix de leur lutte ? En les retrouvant, je me demandais si j’avais assez agi pour parler d’eux à l’extérieur. On a ensuite énormément discuté. Un détenu m’a dit « Ah tu es de retour, on va parler de nous en France alors ! ». J’ai réalisé alors que malgré ma nouvelle privation de liberté, je n’avais aucun doute sur le fait que la mobilisation allait se mettre en place en France, c’est un véritable espoir pour moi et pour eux.  J’ai pensé à toutes les personnes qui avaient déjà lutté pendant ma première incarcération et depuis, toutes celles et ceux que j’ai rencontrés en France et en Palestine. Aucun doute qu’ils seraient tous à nouveau au rendez-vous pour dénoncer l’injustice qui nous frappe.

Et des éléments que je reçois par fragments, je sais que vous êtes même plus nombreux que la dernière fois ! Des personnalités que j’apprécie, des élu-e-s, des citoyen-ne-s en nombre plus nombreux encore vous vous êtes mobilisés pour dénoncer  l’injustice, l’arbitraire et pour exiger ma libération.

Je vous en remercie très sincèrement. Je veux vous dire aussi que je serai digne du soutien que vous m’accordez. On ne marchande pas la liberté même si on la paie parfois très chère. Ce n’est pas une question d’entêtement mais de dignité et de principe : pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher. Cela, l’occupant ne le mesure pas. Moi je le ressens au fond de moi. Et c’est pourquoi même quand il pleut je pense au soleil qui vient…”

Salah Hamouri
Novembre 2017, prison du Néguev, section 24

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« Madame la ministre chargée des affaires européennes, indique Christine Prunaud, après avoir déjà passé sept ans en prison, notre compatriote Salah Hamouri a été une nouvelle fois arrêté par l’armée israélienne, le 23 août dernier. Le 18 septembre suivant, un tribunal militaire l’a de nouveau condamné à une détention administrative, qui peut être, vous le savez, renouvelable à l’infini sans justification. Ses avocats n’ont toujours pas pu prendre connaissance des preuves sur lesquelles ces incriminations se fondent ; sa famille n’a toujours pas pu lui rendre visite. Face à cet acharnement politique contre un défenseur des droits humains dont le dossier est vide, face aux méthodes israéliennes arbitraires et contraires, sur bien des points, au droit international, le Quai d’Orsay a enfin dénoncé, hier, cette détention administrative… »

Reprenons la lecture de l’intervention de Christine Prinaud…

Michel Peyret


Les questions d’actualité

Avec le vote de la loi, le contrôle de l’action du gouvernement est constitutionnellement l’autre grande prérogative du Sénat. Celle-ci s’exerce notamment au travers des questions d’actualités (deux jeudis par mois), des questions orales, avec ou sans débat, et des questions écrites.

Souhaiter la libération de Salah Hamouri ne suffit pas, le gouvernement doit l’exiger

Détention arbitraire par Israël de l’avocat Franco-palestinien -

Par Christine Prunaud / 26 octobre 2017

Souhaiter la libération de Salah Hamouri ne suffit pas, le gouvernement doit l’exiger d’israël

par Sénateurs communistes

https://www.dailymotion.com/video/x66ayzu

Ma question s’adressait à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Madame la ministre chargée des affaires européennes, après avoir déjà passé sept ans en prison, notre compatriote Salah Hamouri a été une nouvelle fois arrêté par l’armée israélienne, le 23 août dernier.

Le 18 septembre suivant, un tribunal militaire l’a de nouveau condamné à une détention administrative, qui peut être, vous le savez, renouvelable à l’infini sans justification.

Ses avocats n’ont toujours pas pu prendre connaissance des preuves sur lesquelles ces incriminations se fondent ; sa famille n’a toujours pas pu lui rendre visite.

Face à cet acharnement politique contre un défenseur des droits humains dont le dossier est vide, face aux méthodes israéliennes arbitraires et contraires, sur bien des points, au droit international, le Quai d’Orsay a enfin dénoncé, hier, cette détention administrative.

Il était temps ! Il était temps que notre pays intervienne en faveur de l’un de ses ressortissants, victime d’une injustice. Le légitime combat de Salah Hamouri pour la Palestine est pacifique ; il ne ressemble en rien à une entreprise terroriste.

Madame la ministre, être préoccupé et dénoncer, c’est bien ; mais l’exigence d’une libération immédiate de Salah Hamouri demeure. Que comptez-vous faire ? (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

Mme Éliane Assassi. Très bien !

M. le président. La parole est à Mme la ministre chargée des affaires européennes.

Mme Éliane Assassi. Je ne vois pas le rapport avec les affaires européennes…

Mme Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes.

Madame la sénatrice Prunaud, le Gouvernement partage votre préoccupation sur la situation de Salah Hamouri, ressortissant palestinien mais aussi français, donc notre compatriote.

Vous l’avez dit, il a été arrêté le 23 août dernier ; le juge de district israélien a confirmé, le 18 septembre, sa détention administrative ; la dernière audience en appel à l’encontre de cette décision de mise en détention s’est tenue à la Cour suprême israélienne de Jérusalem le 22 octobre.

Ni notre compatriote ni ses avocats n’ont pu avoir connaissance des charges retenues contre lui.

Comme tous les Français détenus à travers le monde, Salah Hamouri bénéficie pleinement de la protection consulaire française, en conformité avec la convention de Vienne. Notre consul général lui a ainsi rendu visite sur son site de détention, et le consulat général était présent à chacune des audiences publiques auxquelles il a comparu.

Nous avons fait part aux autorités israéliennes de toute l’attention que nous portons à son cas et de notre préoccupation face à l’usage extensif de la détention administrative. En effet, je le rappelle, l’utilisation abusive et systématique de la détention administrative porte atteinte au droit à un procès équitable et aux droits de la défense. Nous demandons que l’ensemble des droits de notre compatriote soient respectés, et nous espérons sa libération. Nous sommes aussi intervenus pour demander que sa famille puisse lui rendre visite.

Soyez assurée, madame la sénatrice, de l’attention avec laquelle nous allons continuer de suivre la situation de M. Hamouri, et non pas seulement par des déclarations publiques.

https://www.dailymotion.com/video/x66ayzu

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nov 10 2017

vamos a la playa

j’ai un ami français qui adore TelAviv, il va au restaurant”La Mer”.

J’ai regardé où c’est avec streetview , c’est Lacanau! Arcachon! Le cap ferret!

Pas de foulards.

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et l’urbanisme de merde costabravien

J’ai un ami à Ramla, je lui ai demandé comment on sortait de la Westbank pour traverser les checkpoints et aller se baigner avec des ceintures d’explosifs en forme de bouée ( ou l’inverse)

Attention!! ne pas oublier !!

On ne parle pas de distance de milliers de kilomètres, non non il s’agit de quelques dizaines ,

la haine sioniste est inversement proportionnelle à la distance qui sépare les humains du lieu

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nov 10 2017

Elsa Lefort
Porte parole du Comité de soutien à Salah Hamouri écrit:


Bonjour à toutes et à tous,

En vous remerciant très sincèrement de faire partie du Comité de soutien pour la libération de Salah Hamouri, nous souhaitons vous donner aujourd’hui quelques informations.

Salah Hamouri est en détention administrative depuis 80 jours. Il est toujours incarcéré dans la prison située dans le désert du Neguev.

Malgré le silence des grands médias, la mobilisation populaire ainsi que celles d’élu-e-s ont permis des avancées sur le plan diplomatique. Après un rendez-vous à l’Elysée, le 9 cotobre, une prise de position publique de la diplomatie a été effectuée le 25 octobre par le Ministère des Affaires étrangères. Dans son communiqué, le Quai d’Orsay déclare « Nous demandons que l’ensemble des droits de Salah Hamouri soient bien respectés » et « nous espérons sa libération. ». Ce qui a également été confirmé le lendemain au Sénat, lors des questions au gouvernement (voir la vidéo).

A nous de continuer et d’amplifier la mobilisation, partout en France, afin que le verbe « espérer » se transforme en « exiger ». Notre mobilisation a permis ce pas encore timide mais elle montre que nous pouvons aller plus loin. Ne lâchons rien, chaque pierre que nous apportons à l’édifice poussera plus avant l’action nécessaire des autorités de notre pays.

50.000 cartes pétitions ont déjà été envoyées et 50.000 autres cartes sont sur le point d’être imprimées ainsi que des stickers !

Le 30 novembre marquera le 100e jour de détention de Salah Hamouri. En plus de souffrir d’une action ralentie des autorités françaises, la détention de Salah Hamouri est entourée d’un silence profond de la part des médias mainstream. Ce silence constitue une sorte de seconde prison pour lui.

Aujourd’hui, l’AFP n’a produit qu’une seule dépêche concernant notre concitoyen incarcéré arbitrairement en Israël. Mis à part le JT de France 3 Ile-de-France, aucune chaîne de télé n’a daigné consacrer un reportage ni même un flash info à Salah Hamouri. A titre de comparaison, ce sont 66 dépêches que l’Agence France Presse avait publié pour le cas – heureusement résolu – de Lou Bureau, il y a quelques mois.

Aussi pour marquer le 100e triste jour de la détention de Salah Hamouri, nous proposons d’organiser durant la semaine du 27 novembre au 3 décembre de nombreuses initiatives partout en France afin de briser le mur du silence qui entoure Salah.

Lors des différentes réunions du Comité, les initiatives suivantes ont été proposées : semaine nationale de collage, interpellation des médias (tweetstorm, collage à proximité des rédactions, appel de rédactions, manifestations, délégations auprès des rédactions en chef), rassemblements, débats, renforcement de la campagne « écrivons massivement à Salah ». D’autres idées peuvent évidemment être avancées, n’hésitez pas à nous en faire part !

Naturellement c’est aussi vers le Président et le ministre des Affaires étrangères qu’il convient de continuer les interpellations. La carte en cours de réédition est un outil précieux pour cela. Mais les élu-e-s de tous les « niveaux » sont aussi à interpeller. Plus de 30 Conseils municipaux ont voté des vœux, des élu-e-s ont fait circuler parmi leurs collègues des appels de soutien de sorte que nous pourrons prochainement pouvoir annoncer « 1.000 élu-e-s avec Salah Hamouri ».

Une idée est claire maintenant : nous avons, contre vents et marées, fait bouger les lignes. Nous pouvons aboutir à notre exigence légitime : que les autorités françaises s’adressent fermement auprès des dirigeants israéliens pour obtenir la libération de Salah.

Tout dépend de nous et de notre capacité à agir et à élargir le mouvement.

Nous savons pouvoir compter sur vous pour aller en ce sens. Ensemble nous permettrons la libération de Salah !

Nous vous remercions de votre attention et de votre engagement,

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nov 07 2017

la porte-parole du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Extrait du point de presse de la porte-parole du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Paris, 25 octobre 2017

La porte-parole a fait les déclarations suivantes :

Nous sommes préoccupés par la situation de notre compatriote Salah Hammouri, détenu par les autorités israéliennes depuis le 23 août 2017. Il bénéficie de la protection consulaire de notre consulat général à Jérusalem, conformément à la convention de Vienne.

La dernière audience en appel à l’encontre de la décision de mise en détention administrative s’est tenue le 22 octobre à la cour suprême de Jérusalem. Ni notre compatriote ni ses avocats n’ont pu avoir connaissance des charges retenues.

La France rappelle que l’utilisation abusive et systématique de la détention administrative porte atteinte au droit à un procès équitable et aux droits de la défense.

Nous demandons que l’ensemble des droits de Salah Hammouri soient bien respectés et espérons sa libération. Dans cette attente, nous demandons aussi que sa famille puisse lui rendre visite.

Paris, 25 octobre 2017

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